Test de paternité : un cadre strict

Test de paternité
Test de paternité
Aujourd’hui, la législation encadre strictement les conditions qui permettent de faire test de paternité. En effet, en France, il n’est autorisé que dans le cadre de recherches médicales ou scientifiques, ou encore en cas de procédure visant à confirmer ou contester un lien de filiation entre deux individus. De même, la loi autorise le test adn pour identifier un militaire décédé sur le théâtre des opérations ou pour faire la lumière dans une instruction ou enquête judiciaire. Par ailleurs, il appartient au juge de déterminer le laboratoire ou l’expert chargé de pratiquer le test. Enfin, il est obligatoire que la personne concernée soit consentante. En dehors de ces motifs, tout test adn réalisé est considéré comme n’étant pas légal et par conséquent irrecevable devant les cours de justice. Il est cependant important de souligner qu’il faut faire appel aux services d’un avocat et attendre en moyenne entre deux et trois ans pour voir la procédure aboutir, ce qui est relativement long. Par ailleurs, le coût du test et les frais de dossier peuvent s’élever entre 3 000 et 10 000 euros. Tout ceci pousse de nombreux Français à faire un test de paternité dans un laboratoire étranger. Au final, cela ne leur coûter que quelques centaines d’euros et ils ne devront patienter qu’une dizaine de jours pour en obtenir le résultat.

Un recours de plus en plus fréquent au test de paternité

Il convient de noter que le fait de réaliser un test adn hors du cadre légal expose le contrevenant à une peine d’emprisonnement d’un an au maximum qui peut être associée à une amende de 15 000 euros. Il est possible qu’un certain nombre de Français connaissent les risques qu’ils encourent en commandant ce test auprès de laboratoires situés à l’étranger. Mais pour d’autres personnes, ils choisissent délibérément d’enfreindre la loi pour être rapidement fixés sur l’existence ou non de liens de filiation entre un père ou une mère avec son enfant présumé. De même, certains parents qui ont des doutes sur la filiation d’un enfant encore dans le ventre optent pour un test prénatal. En d’autres termes, les Français sont de plus en plus nombreux à faire appel à un test de paternité pour déterminer si un enfant est vraiment le fruit de leurs entrailles ou non. Selon des statistiques non officielles, environ 10 000 à 15 000 de nos compatriotes n’hésitent pas chaque année à franchir le pas et à se mettre dans l’illégalité pour avoir plus de certitude sur leur filiation ou celle de leur progéniture.

Une fiabilité à 99,99 %

De nos jours, les scientifiques sont quasi unanimes pour reconnaitre la grande fiabilité des tests de paternité. En effet, on peut se fier aux résultats à 99,99 %. Cela signifie qu’il y a plus de 9 chances sur 10 que le résultat obtenu par le biais de ce test soit exact. Mais il reste tout de même une infime marge d’erreur de à 0,01 % où ce test ne reflète pas la réalité. C’est le cas notamment en cas d’erreur humaine qui peut entraîner une falsification ou encore quand les résultats d’une personne sont communiqués par inadvertance à une autre. Il peut également arriver que l’opérateur chargé de pratiquer le test se trompe d’échantillon. Enfin, des cas d’infection d’échantillon pour cause de chimère humaine. Il s’agit notamment d’une personne qui a absorbé les gènes de son jumeau quand ils étaient dans le ventre de leur mère.