Le principe du respect des libertés de funérailles

crématorium
crématorium
Le deuil est universel. Dans toutes les sociétés, existe l’adoption de comportement et le respect d’interdits plus ou moins formalisés. Le deuil s’inscrit alors dans une économie sociale ritualisée pour affronter le deuil efficacement ce qui est essentiel à la santé mentale d’une personne et d’un groupe afin de poursuivre le chemin de vie naturel. Etre bien entouré à partir de ce moment là est nécessaire car les étapes nécessaires de la perte due au deuil sont fortement conditionnées par la culture et le clan social bienveillant.

Un accompagnement pour respecter les mécanismes de défense face au deuil

Les mécanismes de défense sont de prime abords inconscients c’est-à-dire que la personne ne réalise pas pleinement ses actes automatiques de réaction de survit interne pour se protéger d’un effondrement lié au choc de la réalité et de la pensée qui peuvent être en inadéquation un certai temps. Alors la personne se construit des reflexes d’accroche afin de supporter la situation perçue comme trop difficile et générant beaucoup trop d’angoisse traumatique. Devant un deuil trop difficile à accepter, la personne se construit des protections que l’entourage doit reconnaître afin de la comprendre et au besoin, de l’aider adéquatement levée du corps du défunt tout en répondant à ses besoins, aux us et coutumes de séparation pour mener a bien le processus de deuil jusqu’au crématorium.

Un accompagnement de qualité dans le respect des souhaits du défunt

Durant quelques jours, l’entourage peut être en état de choc et vivre dans un état second toutes les étapes utiles à la levée du corps. C’est pourquoi le personnel du complexe funéraire doit apporter un soutien exceptionnel et complet tout au long des démarches au sein d’un crématorium qui permet de tenir sur place une cérémonie d’adieu privée dans un environnement de grande qualité. Le principe étant le respect de la liberté de funérailles du défunt sachant que « Tout majeur ou mineur émancipé en état de tester, a le droit de régler
les conditions de ses funérailles, notamment en ce qui concerne le caractère civil ou religieux à leur donner et le mode de sa sépulture ». En ce qui concerne le mode d’opération funéraire, la crémation est de plus en plus prisée depuis une bonne douzaine d’années. C’est la transformation décente et hygiénique du corps en cendres grâce à des équipements conçus spécialement à cet effet. Le corps, placé dans un cercueil, est introduit automatiquement dans un four préalablement chauffé à une température d’environ 800 °C. Sous l’effet de la chaleur, et non des flammes, l’autocombustion du corps et du cercueil dure environ une heure trente. Les cendres finement broyées, sont recueillies dans une urne cinéraire portant l’identité du défunt et le nom du crématorium. Cette urne pourra, elle-même, être placée dans une urne funéraire à caractère plus décoratif. La cérémonie d’adieu peut se faire en un lieu religieux puis au crématorium ou seulement au complexe funéraire.

Le respect de la religion vis-à-vis de la crémation

Voici quelques dates et principes culturels de pratiques évolutives autour de la crémation:

  • LE CATHOLICISME : en 1963 le Vatican a mis fin à près d’un siècle d’interdiction formelle de la crémation.
  • LE PROTESTANTISME : les protestants ont autorisé la crémation dès 1887.
  • LES ORTHODOXES : n’autorisent pas la crémation.
  • L’HINDOUISME : la règle veut que les Hindous soient incinérés après leur mort.
  • L’ISLAM : il est formellement interdit de brûler les corps après la mort.
  • LE JUDAÏSME : les juifs libéraux l’admettent, les juifs orthodoxes la refusent.
  • LE BOUDDHISME : la crémation n’est pas obligatoire mais néanmoins recommandée
    et très pratiquée